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Nouvelles scientifiques
Et l'énergie sombre fut... (30 mars 2012)La collaboration "Sloan Digital Sky Survey" (SDSS-III) a publié le 30 mars 2012 la mesure la plus précise jamais réalisée de la distance nous séparant des galaxies dans l'Univers profond, obtenant ainsi des informations inédites sur l'époque à laquelle l'Univers a commencé l'accélération de son expansion. Ces résultats, annoncés aujourd'hui dans une série de six articles postés sur le site de preprints arXiv, sont l'aboutissement de plus de deux années de travail de l'équipe de chercheurs et d'ingénieurs de Boss (Baryon Oscillation Spectroscopic Survey), l'un des quatre projets de SDSS-III, auquel participent six laboratoires français du CNRS et du CEA.
Le charme caché de la soupe primordiale du LHC (28 mars 2012)Des analyses récentes réalisées dans les expériences Alice et CMS au LHC, notamment par des équipes de l’IN2P3/CNRS, apportent un éclairage nouveau sur les mécanismes de suppression et de production des particules formées d'un quark et d'un antiquark charmés, lors des collisions d’ions lourds. Leur compréhension est cruciale pour l’étude du plasma de quarks et de gluons, cet état de la matière qui aurait existé juste après le big-bang. Ces travaux ont été soumis aux revues Physical Review Letters et Journal of High Energy Physics.
Conférence internationale de Moriond : le Modèle standard de la physique des particules et le boson de Higgs résistent encore… (12 mars 2012)Les tout derniers résultats sur la recherche du boson de Higgs et d’une nouvelle physique au-delà du Modèle standard ont été présentés lors de la conférence internationale annuelle sur la physique électrofaible et les théories unifiées, ou Rencontres de Moriond, qui s'est tenue du 3 au 10 mars 2012 à La Thuile en Italie. Ainsi, les expériences CDF et D0 auprès du collisionneur Tevatron du Fermilab privilégient un intervalle de masse du boson de Higgs qui est en accord avec celui obtenu récemment par les expériences Atlas et CMS auprès du LHC. La collaboration LHCb a quant à elle présenté des mesures de grande précision qui imposent à ce jour une des limites les plus strictes à la validité du Modèle standard de la physique des particules, sans pour autant le mettre en défaut. Les équipes du CNRS/IN2P3 ont joué un rôle de premier plan dans ces analyses.
Installation terminée pour le calorimètre EMCal d'Alice (21 février 2012)Le détecteur Alice, un des quatre détecteurs installés auprès du LHC, est désormais doté d’un calorimètre électromagnétique "EMCal" dont l’installation vient de s’achever. Trois laboratoires français du CNRS/IN2P3 ont participé à l’ingénierie, l’installation et l’exploitation de cet élément essentiel de l’expérience. La prochaine étape sera l’installation d’un nouveau calorimètre dès 2013.
Déterminer la nature du neutrino avec le paladium-110 ? (13 février 2012)En mesurant avec précision les masses des noyaux de 110Pd (paladium-110) et de 110Cd (cadmium-110), les physiciens de la collaboration Isoltrap au Cern, qui implique l’IN2P3/CNRS, ont pu déterminer l’énergie qui correspondrait à la désintégration double bêta du 110Pd sans émission de neutrino. Ce mode de décroissance a priori rarissime serait décisif pour déterminer si le neutrino est une particule dite "de Majorana", à savoir qu’il est sa propre antiparticule. De nouvelles générations de détecteurs constitués de 110Pd pourraient alors voir le jour dans les expériences dédiées à l’étude du neutrino. Ces résultats ont fait l’objet d’une publication dans la revue Physical Review Letters.
Transitions de formes nucléaires : le comportement du 96Kr se confirme (13 février 2012)Les noyaux dont le nombre de masse est proche de A = 100 manifestent une variation de forme exceptionnelle. Alors que les modèles prédisaient une forte déformation pour le noyau de krypton (Kr), une mesure des masses des isotopes du krypton (96Kr et 97Kr) réalisée en 2010 par une équipe du CSNSM auprès de l’installation Isolde au Cern a montré que la déformation s’installait de façon graduelle. Lors d’une récente expérience de spectroscopie gamma avec le détecteur Miniball auprès d’Isolde, les chercheurs, notamment du LPSC et du CSNSM, ont confirmé ce comportement inattendu pour le noyau exotique 96Kr : l’énergie du premier état excité (554 keV) montre que la déformation n’est pas soudaine comme pour les noyaux plus lourds. La région de la variation de forme des noyaux autour de A=100 est ainsi bien identifiée, posant une contrainte très forte pour les modèles nucléaires. Référence : M. Albers et al., Phys. Rev. Lett. (2012).
Le télescope spatial Fermi explore les énergies extrêmes (11 janvier 2012)Un catalogue des sources les plus énergétiques de l’Univers détectées par le télescope spatial à rayons gamma Fermi vient d’être publié : la collaboration internationale Fermi, dont font partie le CNRS et le CEA, publie, après trois années d'observation du ciel, ses résultats de mesures dans une gamme d'énergie largement inexplorée jusque-là. Plusieurs centaines d'objets ont ainsi été découverts, dont les deux tiers sont de type connu (noyaux actifs de galaxie formés d'un trou noir supermassif, étoiles à neutrons en rotation rapide), mais dont un tiers est d'origine mystérieuse : il n'existe en effet pas de contrepartie connue dans d'autres longueurs d'onde pour ces émetteurs ! La découverte de ces sources est également importante pour les observatoires de rayons cosmiques de haute énergie situés au sol, tels que Hess, Auger, et Antares, auxquels contribue également le CNRS, ce qui permet de renforcer la synergie entre les différentes techniques d'observation de l'Univers aux énergies extrêmes.
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